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La biotechnologie au service d’une agriculture durable

En Afrique, le domaine de l’agriculture constitue un levier de développement socio-économique majeur. Afin de répondre à la demande alimentaire croissante de la population, une démarche agricole raisonnée et durable est donc de mise pour produire mieux, tout en préservant notre environnement.

De par leur nature écologique, les biofertilisants et les biopesticides contribuent à réduire l’impact négatif sur l’environnement et la santé, contrairement aux intrants chimiques qui agressent l’écosystème et la biodiversité. Les biointrants sont ainsi produits pour la nutrition et la protection des plantes, et pour améliorer la qualité des sols agricoles.

La biotechnologie aura un impact indéniable sur le développement agricole dans les années à venir, nous explique Anouar Alasri, Directeur Général d’ÉLÉPHANT VERT Maroc : « Je pense sincèrement que la biotechnologie, par ses actions spécifiques, peut régler les problèmes de résidus de pesticides auxquels nous faisons face aujourd’hui. Partant de ce postulat, les applications chez ÉLÉPHANT VERT sont très diverses, tant les champs d’intervention dans le monde agricole sont vastes. En effet, qu’il s’agisse de matière organique pour enrichir nos biofertilisants, ou de champignons et bactéries pour développer nos biostimulants, nos biointrants agissent sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. » Pour élaborer ses biostimulants, ÉLÉPHANT VERT a développé une souchothèque (collection de souches de micro-organismes qualifiée). Concrètement, les micro-organismes sont collectés autour des zones à forte présence de certains pathogènes. Ensuite, les relations trophiques entre le pathogène et ses voisins (du type : indifférents, additifs ou antagonistes) sont établies. « De ce fait, notre collection est un vivier de germes qui ont un potentiel biopesticide ou biostimulant. Après des séries d’études de corrélation « germe/activité » et d’essais agronomiques, vient ensuite le processus réglementaire d’innocuité afin d’intégrer le marché en produits à valeur ajoutée agronomique, qui est bien entendu en parfaite harmonie avec notre raison d’être : une agriculture saine et durable », reprend le Directeur Général. Les biointrants, qui jouent un rôle majeur dans le renforcement du système racinaire et immunitaire de la plante, sont issus d’une sélection fine de micro-organismes (champignons, bactéries, etc.) naturels. « Cette sélection s’opère depuis les sols endogènes, ce qui garantit une efficacité optimale de nos biostimulants car ces microorganismes sont adaptés aux conditions pédoclimatiques de la zone traitée », nous explique la même source. Perspectives de développement de la biotechnologie Le marché du biocontrôle se situe déjà à presque 10 millards de dollars au niveau mondial. Au Maroc, son potentiel de développement est important, compte-tenu des ambitions portées par le secteur agricole. « Avec un secteur qui représente près de 18% du PIB et emploie 40% de la population active, l’agriculture marocaine est l’une des plus dynamiques du continent africain et affiche de belles promesses de croissance », fait valoir M. Alasri.

Pour relever le défi d’une agriculture saine, performante et durable et répondre aux attentes des consommateurs en faveur d’une alimentation sans impact pour l’environnement ou la santé, la diminution de l’usage des pesticides dans la production agricole constitue un objectif commun à atteindre pour tous les acteurs du secteur.

Les défis sont nombreux, à savoir le manque de connaissances agronomiques des agriculteurs concernant ces alternatives, ainsi que des processus d’homologation trop longs, voire inadaptés. « Mais le marché phytosanitaire en général, et celui des biopesticides en particulier, est en forte croissance au niveau mondial (taux de croissance annuel moyen de 15% contre 2 à 3% pour les pesticides conventionnels). Ces derniers sont même en recul dans certains pays européens du fait des interdictions, de plus en plus fréquentes, de certaines molécules dangereuses pour l’homme et l’environnement », souligne M. Alasri.

Article de Food Magazine publié en septembre. 

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