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SIAM 2018 : Entretien avec Anouar Alasri, Directeur Général ÉLÉPHANT VERT Maroc

Pour la 5ème année consécutive, ÉLÉPHANT VERT Maroc a participé du 24 au 29 avril dernier à la 13ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc, à Meknès. Afin de faire un bilan de ce rendez-vous majeur du secteur, au Maroc, nous avons posé 4 questions à Anouar Alasri, Directeur Général d’ÉLÉPHANT VERT Maroc :

Question 1 : Cela fait maintenant 5 ans qu’ÉLÉPHANT VERT Maroc participe au SIAM, comment jugez-vous l’évolution de ce grand rendez-vous agricole ?
AA : Effectivement ÉLÉPHANT VERT soutient cet évènement depuis 2014, année de lancement de nos activités industrielles sur le Maroc et particulièrement dans l’Agropolis de Meknès, la zone industrielle dédiée aux agro-industriels où nous étions les pionniers.
Nous avons donc évolué en parallèle avec ce salon et avec le Plan Maroc Vert dont le SIAM est le principal carrefour de rencontres, de bilan au niveau des assises et de focus sur une problématique donnée. En effet, le SIAM 2018 s’est intéressé à la chaîne logistique et son interaction avec le secteur agricole. Les produits frais agricoles sont les plus vulnérables, et principalement la chaîne logistique du froid. Idem pour les intrants agricoles souvent « vivants », ou encore les semences, les plants et arbustes et les animaux d’élevage. 
En tant qu’importateur d’intrants agricoles et producteur local à fort rayonnement sur l’Afrique de l’Ouest, il est certain que les contraintes logistiques font partie de notre quotidien ; à noter que le Maroc se dote de plus en plus d’une infrastructure digne des ambitions du plan Maroc Vert en termes de ports (Tanger Med), de liaisons cargo et d’autoroutes, ce qui a considérablement réduit les lead-times à l’exportation de produis frais comme la tomate d’Agadir ou encore les fruits rouges du Loukkos. Nous saluons donc l’édition de cette année qui s’est attardée sur ces problématiques d’actualité. 

Question 2 : Quelles sont les nouveautés et les avancées d’ÉLÉPHANT VERT Maroc ?           
AA : 2014 fut l’année de lancement de notre unité de production de bio-fertilisants et 2016 de notre unité de bio-pesticides. A chaque édition du SIAM, notre offre s’est organisée et étoffée. En 2018 nous nous sommes positionnés sur une offre globale de services et produits confirmant notre position de leader de l’agriculture durable. Que les pratiques soient intensives ou en certification bio, le patrimoine sol / eau / environnement est plus que jamais notre priorité. Nous avons donc présenté notre offre de fertilisation, allant de l’amendement de fond en matière organique et bio-fertilisants à la fertilisation d’appoint, foliaire ou par fertigation. Nous avons également présenté nos nouveautés en termes de biopesticides, en particulier des fongicides (Fungisai et Reysana) et insecticides (Mycotrol, Nofly, Made Twin) qui ont le mérite de présenter une alternative sans résidus ni toxicité pour le consommateur et l’environnement.
Quand on parle d’agriculture durable, on ne peut s’empêcher d’accompagner nos solutions d’une approche raisonnée. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé la business unit LACQ (Laboratoire d’Analyse et de Contrôle Qualité) et la CDP (Clinique des Plantes).
Le LACQ a pour mission de réaliser les analyses du sol, de l’eau et des plantes de façon à mieux raisonner la fertilisation et la gestion des résidus, une meilleure gestion de la fertilisation sur la base d’analyses agronomiques qui permettent d’économiser le coût des intrants pour l’agriculteur et surtout de protéger l’environnement et la nappe phréatique. Cette business unit a aussi pour mission d’accompagner les agriculteurs en termes de formation et de vulgarisation. Enfin, je veux rappeler que notre société, la Clinique Des Plantes a été accréditée BPE (bonne pratique d’expérimentation) pour son programme d’homologation des intrants agricoles (biopesticides, semences …) ; nous étions la première société accréditée au Maroc en 2017 et de ce fait, nous confortons notre leadership sur ce segment, aussi bien en termes d’investissement humain et matériel qu’en qualité de service et chiffre d’affaires. L’ensemble de ces nouveautés a trouvé un grand écho auprès des producteurs et visiteurs du SIAM, et nous restons en contact pour les faire profiter notre évolution et surtout pour évoluer ensemble.

Question 3 : Vous avez annoncé en marge du SIAM la création de R&D MAROC, pouvez-vous expliquer à nos lecteurs les principales missions de cette nouvelle structure ?
AA : Pour la première fois, nous avons présenté des démonstrations de nos travaux de R&D au SIAM, parmi lesquels nos avancées sur la maîtrise des nématodes : en effet des plants de tomate issus de la recherche ont été exposés pour démontrer l’impact d’une maitrise biologique des nématodes. Sur ces plants exposés, on pouvait très clairement voir des différences de galles sur les racines.
J’aimerais rappeler que nous sommes le premier investisseur en recherche agronomique privée de la région, nous employons une trentaine de personnes dans nos laboratoires, principalement des doctorants et des ingénieurs, notre équipe R&D fait partie d’un réseau, plus global appelé NILE, avec un certain nombre de partenariats, en particulier pour la valorisation des souches microbiennes et leurs application phytosanitaires. 

Question 4 : ÉLÉPHANT VERT est aujourd’hui un acteur majeur de l’agriculture biologique au Maroc et en Afrique de l’Ouest. Quelles sont, selon vous, les perspectives de croissance de la filière « bio » au Maroc ?
AA : Récemment et juste avant le SIAM, le ministère de l’agriculture a présenté son ambition pour la filière biologique et les subventions relatives à la conversion. Sur certains secteurs, la demande dépasse largement l’offre notamment en ce qui concerne l’huile d’olive biologique. Des programmes ambitieux de conversion sont encouragés et soutenus par le ministère de l’agriculture. L’agriculture biologique – qui avoisine les 10 000 Ha de surfaces cultivées en 2017 – devrait connaître une croissance plus élevée que la moyenne du secteur agricole pour les deux raisons que je viens de citer : la demande accrue au niveau international et le soutien du Maroc au développement de cette filière à forte valeur ajoutée à l’export. Bien entendu la sensibilité du consommateur et du producteur aux problématiques sanitaires et environnementales en est le principal moteur. Je rappelle que notre offre s’adresse aussi bien à l’agriculteur en conventionnel qu’en biologique et que dans le cadre de l’agriculture intensive, notre impact est énorme car il permet de réduire la charge des produits agricoles en résidus (contrainte à l’export) et bien sûr une meilleure protection du patrimoine sol et de l’environnement. 

 

Biographie d’Anouar Alasri : 

Formé au Maroc puis en France, avec un bagage universitaire en Agrochimie à l’institut national de polytechnique et un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en Gestion et Administration des entreprises à l’IAE de Toulouse, Anouar ALASRI débute son parcours professionnel dès 1993 dans l’industrie agro-alimentaire à Toulouse puis en Bretagne en tant que chef de ventes puis Responsable Marketing.

De 2000 à 2003, Anouar ALASRI intègre DeLaval International au poste de Senior Global Manager avant d’occuper le poste de Directeur de développement commercial en Belgique, au sein de Cidlines qu’il quittera en 2008. C’est en juillet 2010 qu’Anouar ALASRI sera nommé Président Directeur Général de Syngenta Maroc, filiale de Syngenta AG, leader mondial de l’agrochimie. Depuis 2015, Anouar ALASRI a rejoint le Groupe ÉLÉPHANT VERT en tant que Directeur Général de la filiale marocaine. Il est en charge également de la gestion des deux sites industriels du Groupe ainsi que d’un site de prestations de services tous implantés au Maroc.

Anouar ALASRI s’est forgé tout au long de sa carrière internationale une solide expérience dans l’industrie de l’agrochimie, avec une parfaite maîtrise de l’excellence marketing, du redressement commercial et financier et de la croissance interne et externe. Il est aujourd’hui un professionnel reconnu dans le secteur de l’agriculture au Maroc.

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