23 septembre 2022

“EV” vu par Neftys

Suite à une entrevue avec notre Directrice Innovation et Produits, France Thevenieau, Neftys, première fintech spécialisée dans le préfinancement du crédit impôt recherche et innovation, à publié un article sur son site au sujet d’EV.

Depuis dix ans, Eléphant Vert développe des biosolutions au service d’une agriculture durable et responsable.

Occupant près de deux tiers du territoire français, l’agriculture détient une responsabilité majeure en matière de gestion des ressources naturelles et du patrimoine vivant qui constitue sa ressource première. Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sous le premier mandat d’Emmanuel Macron, Didier Guillaume, aujourd’hui Sénateur, écrivait en 2019 que « **L’avenir de notre agriculture passe par un niveau encore supérieur d’exigence dans la production, avec moins de pesticides, une gestion optimisée de l’eau, une attention redoublée au bien-être animal ». 
C’est exactement la mission que s’est donnée il y a dix ans l’entreprise Eléphant Vert, en développant et en mettant sur le marché des biosolutions agricoles.  

Rencontre avec France Thevenieau, Directrice Innovation & Produits, afin de comprendre la volonté et les moyens d’action déployés par un acteur innovant pour accompagner l’agriculture mondiale dans sa transition écologique. 

Aujourd’hui présente sur plusieurs continents, l’entreprise est issue d’une initiative à mission 

A l’heure où l’immédiateté est devenue la norme instituée par les entreprises du numérique, on a trop souvent tendance à oublier que l’ambition et l’impact d’un projet se mesurent parfois au temps qu’il a fallu passer à le développer. C’est précisément le cas d’Eléphant Vert, entreprise qui a vu le jour il y a maintenant dix ans dans le but de faire évoluer les pratiques agricoles. 

L’objectif de l’entreprise est le suivant : améliorer la productivité agricole durablement grâce à des produits organiques, qui constituent une alternative aux produits conventionnels (les phytosanitaires). “La spécificité d’Eléphant Vert, c’est que nous sommes un pure player des biosolutions”, explique celle qui est en charge de la division innovation produit. “C’est un choix fort, car la plupart de nos concurrents commercialisent souvent une combinaison de produits chimiques conventionnels et d’alternatives biologiques”, confie-t-elle. 

Et de rappeler que malgré l’ADN à mission de l’entreprise, Eléphant Vert reste avant tout une société commerciale. Ses 900 collaborateurs sont répartis sur deux principales activités : d’une part, la vente de produits en direct, via des filiales, aux agriculteurs ; d’autre part, la vente indirecte via des distributeurs locaux. Le groupe est présent dans le monde entier : il existe des filiales d’Eléphant Vert en Afrique (au Maroc, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Kenya et en Tanzanie) comme en Europe (en France, en Belgique et en Suisse). 

La production de micro-organismes : un véritable parcours du combattant 

Comment Eléphant Vert aide-t-elle concrètement les agriculteurs ? En produisant trois types de solutions : des amendements et fertilisants organiques tout d’abord, produits localement. “On parle d’amendements pour désigner tout ce qui est issu de matières organiques qui subissent un processus de fermentation naturelle à grande échelle, dans l’objectif de pouvoir assurer un apport (en azote, en phosphate, etc.) à la plante afin d’en booster la productivité”, explique France Thevenieau. Les biofertilisants suivent le même principe que les amendements, avec des apports ciblés en azote, en fer, etc. 

Outre ces produits fabriqués localement, Eléphant Vert développe également deux autres types de produits en laboratoires. D’une part, des biostimulants, qui vont stimuler la croissance de la plante, sa résistance au stress hydrique ou biotique, et qui sont d’origine naturelle. D’autre part, des biocontrôles, qui permettent de protéger les plantes contre les agressions diverses. On trouve par exemple dans cette catégorie les insecticides, organiques ou biologiques. Au sein de la catégorie des biocontrôles, on retrouve les macroorganismes (par exemple, les coccinelles), les phéromones (qui attirent les prédateurs pour mieux les piéger), les microorganismes et les extraits végétaux. Eléphant Vert est spécialisée dans la production de microorganismes et de molécules produites par ces microorganismes. 


Pour appréhender l’étendue de l’expertise des équipes de France Thevenieau, concentrons-nous sur le processus de création des biocontrôles à partir des microorganismes. Une précision importante d’abord : les microorganismes existent dans la nature, ils ne résultent d’aucune synthèse chimique. Aussi, l’origine des molécules développées par Eléphant Vert est forcément naturelle. Parmi les procédés techniques auxquels recourent les équipes, France Thevenieau mentionne la fermentation en milieu liquide (comme celle utilisée par les brasseries), et la fermentation en milieu solide, où des matières premières comme le riz ou d’autres matières agricoles sont utilisées pour produire des microchampignons. 

Quelle sont les grandes étapes du processus de production ? Une fois le microorganisme identifié et testé, il va falloir développer un produit de biocontrôle à partir de ce microorganisme. Cela repose sur la capacité en interne d’Eléphant Vert à formuler le produit pour qu’il soit le plus efficace possible sur la cible. Enfin, il faudra faire l’ensemble des tests requis par le dossier d’homologation, c’est-à-dire vérifier l’impact du produit sur l’environnement et sur l’humain. Pour mener ces différents chantiers à bien, Eléphant Vert s’appuie sur trois expertises majeures : sa capacité de formulation, pour que le produit soit pertinent et adapté aux pratiques des agriculteurs, sa capacité d’industrialisation de la production, pour produire la molécule à grande échelle, et son savoir-faire réglementaire. L’homologation d’un produit est un processus long et coûteux – le temps moyen pour développer un produit biocontrôle est de 8 ans ! 


S’allier à des partenaires pour aller plus vite 

En dépit de l’étendue de ses expertises internes, l’entreprise n’hésite pas à recourir à des partenariats. “A notre niveau, nous ne faisons pas de recherche fondamentale”, signale France Thevenieau. A la place, l’entreprise noue des partenariats avec des universités, des startups ou d’autres entreprises privées (parfois même, des concurrents) avec lesquels elle s’associe pour développer un projet. Le point de départ de chaque nouveau projet est la preuve de concept en laboratoire. Pour qu’Eléphant Vert décide de développer un nouveau produit, il faut que le POC ait montré son efficacité sur la plante, in vitro ou in planta ; il faut également caractériser la substance active contenue dans le microorganisme, pour voir si elle est innovante. 

Une fois que nous sommes convaincus du potentiel de la substance active et de son efficacité, nous mettons en place le partenariat”, indique la directrice innovation et produits. Ses équipes fournissent en particulier un gros travail en termes de tests préliminaires sur le volet toxicité, pour être sures que le produit sera étiqueté low risk par la réglementation européenne. A l’issue de ces tests de toxicité et d’efficacité sur champs, Eléphant Vert démarre les études nécessaires pour le dossier d’homologation, processus long et coûteux. C’est pour atténuer la lourdeur de ce genre de processus qu’une entreprise comme Eléphant Vert choisit parfois de collaborer avec des startups. “Ces dernières n’ont souvent ni l’expertise ni la capacité financière de supporter la constitution de ces dossiers d’homologation”, reconnaît France Thevenieau. 

En février dernier, Eléphant Vert a ainsi acquis la startup lilloise Lipofabrik avec qui elle collaborait depuis trois ans déjà. Grâce à son expertise en recherche et développement de biosolutions, Lipofabrik a développé un biostimulant unique sur le marché à base de Bacillus subtilis, baptisé PlantBoost. Les tests sur ce produit ont été concluants : ils ont démontré des augmentations de biomasse, récolte et qualité des fruits remarquables et constantes. Au-delà du produit PlantBoost, le rapprochement des deux sociétés va permettre à Eléphant Vert d’élargir son portefeuille de produits de biocontrôle biofongicides. Et France Thevenieau de mettre en avant les complémentarités qui existent entre les deux entreprises sur les volets R&D, industriel, Biotech, marketing & commercial. 

Complémentarité de moyens et similarité dans la vision, donc : « Nous sommes mus par un objectif commun, celui de développer et amener sur le marché des produits de biocontrôle qui serviront une agriculture durable », conclut la directrice Innovation & Produits. Le leitmotiv de l’entreprise pourrait être le suivant : produire mieux et cultiver différemment, c’est-à-dire de manière naturelle et performante. 

23 septembre 2022

“EV” vu par Neftys

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